Inclure

Cet axe propose deux actions phares : Désinvestir des énergies fossiles et l’énergie citoyenne.

Illustration : Leslie Umezaki

Désinvestir de l’industrie fossile

La campagne la plus intelligente de l’histoire du changement climatique appelle toute institution publique ou privée – caisse de prévoyance, fonds de retraite, collectivité publique, Eglise, université, fondation, etc. – à désinvestir des 200 plus grandes entreprises d’énergies fossiles du monde. Fin juin 2016, 538 institutions avaient annoncé désinvestir en partie (du charbon) ou en totalité de ces entreprises.

 

On sait désormais que les permis d’exploitation de l’industrie fossile totalisent cinq fois le budget carbone disponible pour contenir la hausse de la température à 2°C. Or, depuis le début des négociations internationales sur le climat, en 1992, les Etats prétendent baisser les émissions de CO2 en se bornant à contraindre l’utilisation des énergies fossiles. L’accord de Paris, signé fin 2015, ne déroge pas à cette règle totalement inefficace.

 

Cette approche est absurde et inefficace parce qu’en même temps, ces mêmes Etats offrent de somptueuses conditions cadres à l’industrie fossile et la subventionnent massivement pour qu’elle sorte toujours plus d’énergies fossiles de la Terre. Il est pourtant certain qu’une fois le charbon, le pétrole et le gaz extraits, ils seront brûlés et iront détruire, sous forme de CO2, les équilibres du climat.

 

C’est pourquoi, en recadrant le problème du changement climatique sur la production, cette campagne vise juste : il faut de toute urgence poser un couvercle sur l’extraction excessive d’énergies fossiles.

 

De plus, se pencher sur la production, c’est resserrer l’étau sur la responsabilité écrasante de quelques acteurs industriels : depuis deux siècles et demi, les 83 plus grands producteurs d’énergies fossiles et les sept plus grands cimentiers du monde ont généré près de 65 % de toutes les émissions d’origine fossile cumulées. Et les fortunes que ces entreprises amassent leur confèrent un pouvoir politique disproportionné qui déstabilise le fonctionnement démocratique. Elles forment ainsi le nœud gordien que la campagne de désinvestissement veut trancher.

 

En 2015, grâce notamment à son dossier n° 55, LaRevueDurable a propulsé cette campagne sur le devant de la scène en Suisse romande et conduit l’Université de Lausanne et la Ville de Genève à initier des démarches de désinvestissement. Pour que toutes les organisations les imitent, les Artisans de la transition voudraient bâtir une coordination de groupes de pression qui partout demandent aux organisations dont ils sont membres de désinvestir. Et participent à la préparation de la campagne nationale annoncée en Suisse pour 2017.

L’énergie citoyenne

L’énergie citoyenne, ce sont toutes les initiatives qui visent à accélérer, depuis le bas de la société, le passage des énergies non renouvelables centralisées, nucléaires et fossiles, émettrices de déchets radioactifs et de CO2, aux énergies renouvelables, décentralisées et indigènes, sur fond de fortes économies d’énergie. L’énergie citoyenne change la culture de l’énergie d’une manière triplement avantageuse :

  • en conduisant à économiser l’énergie dans ses pratiques quotidiennes,
  • en créant des opportunités de placements financiers à faible impact écologique dans le secteur de l’énergie,
  • en générant une base sociale capable de défendre politiquement la transition énergétique.

 

Les dossiers de LaRevueDurable sur l’énergie citoyenne (nos 51 et 54) explorent en profondeur ces trois dimensions. Sur cette base, ses rédacteurs sont à l’origine, avec d’autres personnes, de la création de la coopérative Optima Solar Fribourg-Freiburg, qui est en passe d’installer, en 2016, la plus grande centrale solaire de Suisse romande sans tarif d’achat garanti (sans subvention étatique).

www.optimasolar-fr.ch

 

Les Artisans de la transition espèrent que d’autres coopératives d’énergies renouvelables verront le jour et préparent d’autres projets d’énergie citoyenne.

 

Le travail de fond de LaRevueDurable est également à l’origine d’un projet de recherche Volteface à l’Université de Lausanne : « L’énergie citoyenne peut-elle devenir un nouveau paradigme énergétique dans le contexte de la transition écologique en Suisse Romande ? »

www.volteface.ch/les-projets

Les jardins partagés de Montreuil, Bagnolet et Paris Est ont participé à l’opération
« Un autre pain est possible ». Photographie extraite d’une série illustrant le dossier 54 de LaRevueDurable,
« JUSTICE ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE : AU CROISEMENT DU SOCIAL ET DE L’ÉCOLOGIE »

©Jéromine Derigny/Collectif Argos

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Illustration : Leslie Umezaki

Cet axe propose deux actions phares :
Désinvestir des énergies fossiles
et l’énergie citoyenne.

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Désinvestir
de l’industrie fossile

La campagne la plus intelligente de l’histoire du changement climatique appelle toute institution publique ou privée – caisse de prévoyance, fonds de retraite, collectivité publique, Eglise, université, fondation, etc. – à désinvestir des 200 plus grandes entreprises d’énergies fossiles du monde. Fin juin 2016, 538 institutions avaient annoncé désinvestir en partie (du charbon) ou en totalité de ces entreprises.

 

On sait désormais que les permis d’exploitation de l’industrie fossile totalisent cinq fois le budget carbone disponible pour contenir la hausse de la température à 2°C. Or, depuis le début des négociations internationales sur le climat, en 1992, les Etats prétendent baisser les émissions de CO2 en se bornant à contraindre l’utilisation des énergies fossiles. L’accord de Paris, signé fin 2015, ne déroge pas à cette règle totalement inefficace.

 

Cette approche est absurde et inefficace parce qu’en même temps, ces mêmes Etats offrent de somptueuses conditions cadres à l’industrie fossile et la subventionnent massivement pour qu’elle sorte toujours plus d’énergies fossiles de la Terre. Il est pourtant certain qu’une fois le charbon, le pétrole et le gaz extraits, ils seront brûlés et iront détruire, sous forme de CO2, les équilibres du climat.

 

C’est pourquoi, en recadrant le problème du changement climatique sur la production, cette campagne vise juste : il faut de toute urgence poser un couvercle sur l’extraction excessive d’énergies fossiles.

 

De plus, se pencher sur la production, c’est resserrer l’étau sur la responsabilité écrasante de quelques acteurs industriels : depuis deux siècles et demi, les 83 plus grands producteurs d’énergies fossiles et les sept plus grands cimentiers du monde ont généré près de 65 % de toutes les émissions d’origine fossile cumulées. Et les fortunes que ces entreprises amassent leur confèrent un pouvoir politique disproportionné qui déstabilise le fonctionnement démocratique. Elles forment ainsi le nœud gordien que la campagne de désinvestissement veut trancher.

 

En 2015, grâce notamment à son dossier n° 55, LaRevueDurable a propulsé cette campagne sur le devant de la scène en Suisse romande et conduit l’Université de Lausanne et la Ville de Genève à initier des démarches de désinvestissement. Pour que toutes les organisations les imitent, les Artisans de la transition voudraient bâtir une coordination de groupes de pression qui partout demandent aux organisations dont ils sont membres de désinvestir. Et participent à la préparation de la campagne nationale annoncée en Suisse pour 2017.

L’énergie citoyenne

L’énergie citoyenne, ce sont toutes les initiatives qui visent à accélérer, depuis le bas de la société, le passage des énergies non renouvelables centralisées, nucléaires et fossiles, émettrices de déchets radioactifs et de CO2, aux énergies renouvelables, décentralisées et indigènes, sur fond de fortes économies d’énergie. L’énergie citoyenne change la culture de l’énergie d’une manière triplement avantageuse :

  • en conduisant à économiser l’énergie dans ses pratiques quotidiennes,
  • en créant des opportunités de placements financiers à faible impact écologique dans le secteur de l’énergie,
  • en générant une base sociale capable de défendre politiquement la transition énergétique.

 

Les dossiers de LaRevueDurable sur l’énergie citoyenne (nos 51 et 54) explorent en profondeur ces trois dimensions. Sur cette base, ses rédacteurs sont à l’origine, avec d’autres personnes, de la création de la coopérative Optima Solar Fribourg-Freiburg, qui est en passe d’installer, en 2016, la plus grande centrale solaire de Suisse romande sans tarif d’achat garanti (sans subvention étatique).

www.optimasolar-fr.ch

 

Les Artisans de la transition espèrent que d’autres coopératives d’énergies renouvelables verront le jour et préparent d’autres projets d’énergie citoyenne.

 

Le travail de fond de LaRevueDurable est également à l’origine d’un projet de recherche Volteface à l’Université de Lausanne : « L’énergie citoyenne peut-elle devenir un nouveau paradigme énergétique dans le contexte de la transition écologique en Suisse Romande ? »

www.volteface.ch/les-projets